30.11.2009
Pas d'autosatisfaction !
Interdits par le maire de Saint-Malo et son premier adjoint de participation aux débats de la communauté d’agglomération, les élus PRG malouins ont heureusement encore la liberté de la presse pour s’exprimer sur des sujets concernant leurs concitoyens et qui sont désormais traités par l’intercommunalité et plus par le conseil municipal de leur ville.
Ainsi en est-il de la question des transports en commun, sujet sur lequel le maire de Saint-Malo et vice-président en charge des transports s’est livré à un numéro d’autosatisfaction. Or, les statistiques fournies par le groupements des autorités de transport témoignent que le réseau de bus malouin reste sous-utilisé si on le compare à des agglomérations de même taille qu’il s’agisse du nombre de voyages par habitant (37,1 à Saint-Malo contre 61,5 à Cherbourg par exemple) ou du nombre de voyages par kilomètres (1,3 à Saint-Malo contre 2,9 à Cherbourg). En outre, on s’étonne encore de certaines lacunes. Le réseau malouin n’est ainsi toujours pas concerné par le système KorriGo, la carte multimodale des déplacements bretons qui permettrait d’accéder avec un titre unique au réseau malouin et aux réseaux TER et Illenoo. Il n’y a même pas de travail sur la concordance entre les horaires des trains et les horaires des bus desservant la gare.
La dernière séance du conseil communautaire aura aussi été l’occasion pour le député-maire de Saint-Malo de fustiger le conseil général, contraint de réduire ses subventions aux communes et aux associations. Il est contradictoire pour un élu UMP de critiquer nationalement les collectivités de gauche trop dépensières et de les dénoncer localement lorsqu’elles restreignent leurs dépenses. Le député-maire avait sans doute manqué la réunion de la commission des finances dont il est membre au cours de laquelle son collègue UMP Laffineur notait dans son rapport « une situation critique pour les départements face à la hausse des dépenses sociales et la volatilité des recettes fiscales ». Il est vrai qu’il est plus simple de considérer le conseil général comme un guichet à subventions. Le département a largement contribué au financement des projets malouins (les fameux financements croisés qu’il faudrait aujourd’hui supprimer), ce qui a d’ailleurs permis au maire de Saint-Malo de ne pas augmenter pendant des années la fiscalité de la ville. Il est mal placé pour venir aujourd’hui cracher dans la soupe…
23:09 Publié dans Economie - Budget, Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ter, bus, korrigo, réforme territoriale |
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