15.02.2010

Affirmer la place de Saint-Malo dans l'enseignement supérieur


Assurer l’attractivité d’une ville constitue un défi permanent pour les élus. Dans le cas de Saint-Malo, c’est une urgence avec la baisse constante du nombre d’habitants (2000 habitants en moins lors du dernier recensement). On connaît les principaux facteurs de ces départs : un prix du foncier élevé, un marché de l’emploi dégradé…

Il ne faut pas omettre un facteur moins évident mais non moins important : la formation des jeunes une fois leur baccalauréat en poche. Il s’agit non seulement de proposer une offre de formations pertinente aux jeunes malouins mais également de faire de Saint-Malo une ville attractive pour d’autres jeunes.


Il s’agit aussi de démocratiser l’accès aux formations post-bac en évitant le surcoût d’études lointaines avec la nécessité de régler un loyer. Il faut enfin offrir aux entrepreneurs l’assurance de trouver localement une main d’œuvre qualifiée : les choix d’implantation des entreprises intègrent également ce facteur.

Les formations post-bac à Saint-Malo restent peu nombreuses. Aux 3 départements existants de l’IUT s’ajoutent 5 BTS proposés par les lycées malouins. La comparaison avec une ville de taille équivalente, Saint-Brieuc, est sans appel : 15 BTS, 5 classes préparatoires dans les lycées, 3 départements à l’IUT et 5 licences dans les antennes locales des universités rennaises.

Nous ne sommes certes pas aidés par le gouvernement. L’ouverture d’un quatrième département à l’IUT malouin, consacré aux carrières juridiques (un secteur qui recrute), se fait à moyen constant. Dans le même temps, le gouvernement autorise la transformation de l’antenne rennaise de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan en école autonome. Une décision incompréhensible : il est prévu d’ouvrir des formations concurrentes des universités (donc inutiles) avec vingt nouveaux postes d’enseignants. Comprenne qui pourra !

Mais l’expérience briochine est intéressante car elle est liée à la mobilisation des collectivités locales. Saint-Malo a dû pour sa part faire face au départ de l’école supérieure d’informatique et empêcher la fermeture de l’Hydro : le signe d’une ville sur la défensive.

Notre ville, comme Saint-Brieuc, doit donc se mobiliser pour obtenir l’ouverture de nouvelles formations mais également proposer des solutions pour loger les étudiants, leur proposer des animations… Et évidemment, commencer par éviter le départ des Malouins !

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