04.07.2010

Fermeture de l'école de l'Islet : le résultat de la politique "Couanau"

Stéphane PERRIN et Michel Gendrot, conseillers municipaux radicaux de gauche de Saint-Malo, ont réagi suite à la confirmation de la fermeture de l'école de l'Islet qui traduit, de manière concrète, les défaillances de l'actuelle majorité municipale.


Les tentatives de justifications de la majorité municipale suite à la fermeture de l’école de l’Islet apparaissent bien légères. La réalité, c’est une ambiance de quartier détruite, des enfants et des parents déboussolés, des classes surchargées dans les écoles voisines à la rentrée prochaine et, pour certains, des frais supplémentaires (transport, garde).

Quant à l’ambition de rouvrir cette école si les besoins s’en font sentir, ne rêvons pas ! Chacun connaît les difficultés de réouverture au niveau des académies, particulièrement dans le contexte actuel. A titre d’exemple, Rothéneuf attend toujours la réouverture de son école publique. Toute la zone nord de Saint-Malo n’a ainsi plus le choix depuis des années entre le public et  le privé, ce dernier ayant même eu l’autorisation d’améliorer son offre d’accueil. N’oublions pas également les fermetures, chaque année, de classes primaires et maternelles dans l’ensemble des quartiers malouins. On peut craindre désormais celle d’un collège, en rappelant celle de l’annexe du collège Chateaubriand intra-muros.

Le problème de fond tient à ce que depuis 1989, la droite malouine a très mal géré les dossiers du développement industriel, de l’emploi, du logement social et du prix du foncier avec pour conséquence le départ au fil des années des jeunes, la baisse du nombre d’habitants, le vieillissement de la population et l’augmentation des résidences secondaires.

René Couanau a réagi beaucoup trop tard face à cette situation qu’il a en partie lui-même créée malgré nos appels répétés depuis plus de vingt ans. Le mal est désormais enraciné et ce ne sont pas les quelques efforts récents, rendus apparents par quelques grues et médiatiquement mis en valeur, qui vont suffire à redresser la situation.  Les effets d’annonces ne suffisent plus à masquer un manque d’investissements constructifs au sens large et une absence de réactivité et d’anticipation à de trop nombreux moments cruciaux pour la vie de la cité.

Les associations d’insertion en pays malouin peuvent en outre témoigner que le décalage social entre les quartiers s’accentue jour après jour : cela ne se règle pas uniquement par plus de grues dans le paysage de la cité.

Nous sommes face à une fin de règne bien triste, après presque un quart de siècle de pouvoir, aujourd’hui étendu à la communauté d’agglomération, sans partage du fait de l’exclusion de l’opposition malouine de toutes les instances de décisions démocratiques. La gauche malouine aura beaucoup à faire pour redresser la barre en 2014.

Commentaires

Toute ma vie,72 ans, j'ai oeuvré pour l'école publique et pour la laïcité (trésorière du Foyer Laïque de Port Louis durant 14 ans)et je suis attristée par un désengagement général, en tout cas je vous souhaite beaucoup de courage pour 2014, amicalement

Écrit par : sylviane DESBOIS | 05.07.2010

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