15/12/2011

Nouvelle menace sur l'Hydro de Saint-Malo

Mme Koszciusko-Morizet, ministre en charge de la mer, vient de relancer un débat que l’on croyait clos : celui de l’implantation des écoles de la marine marchande. Alors que la solution arrêtée il y a deux ans (un établissement avec quatre sites : Le Havre, Marseille, Saint-Malo, Nantes), donnait satisfaction à tous les acteurs, la ministre a en effet indiqué, dans le cadre des Assises de l’économie de la mer, qu’il fallait désormais faire un choix entre les quatre sites afin de réaliser des économies. Ce revirement est préjudiciable pour l’attractivité et la qualité des enseignements délivrés par les « Hydros » car il va devenir impossible de développer des offres de formation si des sites sont sous la menace constante de fermeture. Ceci pose également la question de l’aménagement du territoire, la fusion toujours souhaitée de services publics finissant par déboucher sur des déserts…

Pour Saint-Malo, ceci impose pour les élus radicaux de gauche de se pencher sérieusement sur son attractivité alors qu’un nouveau bâtiment susceptible d’accueillir la quasi-totalité des élèves des Hydros est en projet au Havre. Plus que jamais, il faut développer notre port de commerce, trop ignoré voire fragilisé par le refus de nouveaux projets tels la construction de nouveaux silos. De même, il faut s’interroger sur l’attrait de notre ville pour la jeunesse (logement, animations,…) alors que des formations supérieures ont déjà quitté Saint-Malo ou ne se sont pas ouvertes faute d’intérêt pour notre ville. Dans ce contexte de mise en concurrence des territoires, il ne faut négliger aucun atout.

Michel GENDROT, Stéphane PERRIN, conseillers municipaux PRG de Saint-Malo