09/01/2012

Des voeux trompeurs

Dans ses vœux, le maire de Saint-Malo a cru pouvoir tromper les Malouins. S’agissant de la baisse du nombre d’habitants, il a préféré mettre en cause les méthodes de l’INSEE, dont le sérieux est incontestable, plutôt que d’assumer ses propres responsabilités.

Il est bien le seul dans cette ville à ne pas avoir constaté, au travers des fermetures d’écoles notamment, la perte constante d’habitants depuis 10 ans. Du reste, son explication est incohérente avec l’argument qu’il avançait encore l’an dernier, à savoir qu’il fallait raisonner à l’échelle de l’agglomération, pour laquelle la population est en hausse : étrangement, la méthode, qui servait sa démonstration, n’était alors pas contestée.

Quant à l’augmentation annoncée des impôts, elle va intervenir au pire moment pour une population déjà affectée par la crise. Elle est justifiée par les investissements nécessaires mais elle est surtout la conséquence d’une mauvaise gestion. Jusqu’à l’an dernier, Saint-Malo affichait un niveau d’investissement inférieur à la moyenne des communes équivalentes. Il faut aujourd’hui rattraper ces années d’inertie en matière de logements, d’équipements sportifs et culturels,…etc., au moment où l’argent public se fait rare et les conditions d’emprunt plus difficiles.

Que le maire se rassure, contrairement à lui, nous assumerons nos responsabilités. Changer d’étiquette politique ne suffira pas pour effacer ses erreurs passées.

02/01/2012

Un triste record pour Saint-Malo

Au sein d’une région en pleine croissance démographique, Saint-Malo figure sur le podium (3e en Bretagne et 2e en Ille-et-Vilaine) des plus fortes baisses de population, en dix années, parmi les villes bretonnes : plus de 3600 habitants perdus depuis 1999 ! On assiste à la fuite de la population jeune avec enfants, compensée partiellement par l’arrivée de retraités et de résidents secondaires. Nous observons depuis longtemps les conséquences de ce phénomène notamment la fermeture chaque année de classes voire d’écoles de quartier (Rothéneuf, Cottages, Intra-Muros) ou le dynamisme limité des formations supérieures dans notre ville.


Le coût du foncier est évidemment une explication forte ce qui n’a pas empêché le maire de Saint-Malo avec ses amis de faire obstacle pendant longtemps à la mise en place des solutions proposées par la Région (dont l’établissement public foncier). Mais il faut aussi relever l’absence d’une véritable diversité économique, cette faible activité entraînant une forte précarité des emplois proposés et le chômage. De même, la lenteur dans la mise en œuvre d’aménagements structurels (transports en commun en site propre, parkings d’accueil, pôle loisir en direction de la jeunesse…) nuit à l’attractivité de Saint-Malo.


Il ne suffit pas de lister les chantiers en cours à Saint-Malo (financés d’ailleurs en grande partie par l’Etat, la Région et le Département ce que le maire « oublie » souvent de le préciser). On ne peut que relever le manque de réactivité des responsables municipaux malouins dont certains, à commencer par le maire, sont aux commandes depuis 1983 en matière de développement économique et portuaire, de mixité sociale, d’intercommunalité, de transports… Et il aura fallu l’adoption des lois SRU ou sur l’intercommunalité par la gauche au plan national pour que les choses bougent un peu dans le pays malouin !


Nous formons le vœu qu’en 2012 Saint-Malo retrouve la voie du dynamisme et du développement pour le bénéfice des Malouins touchés durement par la crise et continuerons à être force de propositions en ce sens.