27.01.2010
René Couanau, faux rebelle !
« René Couanau, rebelle mais pas trop » : tel est le titre du Pays Malouin suite aux vœux du maire de Saint-Malo. Humour de la part des journalistes mais en ce qui concerne l'intéressé, il est permis de penser plutôt à une volonté de se désolidariser d'un bourbier politique national devenu intenable et ingérable localement. Pour autant, il y a peu de temps, René Couanau accueillait avec faste et enthousiasme le candidat Sarkozy pour le lancement de sa campagne présidentielle.
08:00 Publié dans Economie - Budget, Radicalisme - Vie politique, Urbanisme - Logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, communauté d'agglomération, louis chopier |
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08.01.2009
Communauté d'agglomération : commentaires d'un spectateur un peu particulier
L’ordre du jour du conseil communautaire du 18 décembre dernier appelait le débat sur les orientations budgétaires pour 2009. Il était important pour les conseillers municipaux radicaux de gauche, interdits de participation à la Communauté d’agglomération par la majorité UMP, de pouvoir au moins entendre les propos du président et les réactions des conseillers communautaires sur ce dossier lourd de conséquences pour les habitants du pays malouin.
Quelques impressions :
- Tout d’abord un aveu, douloureux mais réel, du président : « l’argent de l’Etat va se faire rare avec un risque certain de stagnation économique qui influera nécessairement sur les choix d’investissement ». Puis, en apparence, une volonté saine et constructive du même président : « ne pas baisser les bras, préparer l’après-crise dès maintenant, soutenir l’investissement ».
- Mais c’est beaucoup plus flou sur les moyens à mettre en œuvre ! On s’interroge, on est partagés… Ainsi la solidarité entre les communes est indispensable pour les plus petites d’entre elles mais constituerait un frein financier pour la collectivité pour d’autres.
- Sur la fiscalité, l’augmentation des impôts est nécessaire pour certains (mais dans quelle proportion ? à l’échelle des communes ou de l’agglo ?), exclue pour d’autres. Personne ne sait où veut aller le gouvernement sur le réforme de la taxe professionnelle mais il semble que l’on s’interdise de l’augmenter en 2009.
- Les transferts supplémentaires de compétences par les communes sont prématurés pour certains, nécessaires pour d’autres. S’agissant des investissements, on ne sait si les chantiers annoncés (siège de Kéolis, maison de la Technopole) doivent être reportés et, si oui, à quelle date. Quant aux nouveaux investissements, ils sont difficiles à envisager dans le contexte actuel (notamment la nouvelle piscine, proposée depuis 10 ans par les radicaux… si on nous avait écoutés à cette époque !).
En conclusion, nous sommes ressortis particulièrement frustrés de cette séance, par un débat sans envergure, parsemé d’hésitations, d’interrogations et finalement sans orientations claires et à la hauteur des événements. La présence d’une vraie opposition politique, constructive, a certainement manqué au débat. Rendez-vous en janvier au conseil municipal malouin…
Michel Gendrot, conseiller municipal PRG de Saint-Malo
11:16 Publié dans Conseil municipal, Economie - Budget | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communauté d'agglomération, budget, orientations budgétaires, fiscalité |
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24.07.2008
L'opposition exclue de l'agglo
Le conseil municipal du 4 avril 2008 avait comme ordre du jour la désignation des représentants de la ville dans les organismes extérieurs. L'opposition en a été systématiquement exclue. Voici l'intervention sur ce sujet de Stéphane Perrin, conseiller municipal PRG.
"Monsieur le Maire,
Lors de la première séance de notre conseil, vous aviez manifesté votre intention d’entamer un dialogue constructif avec l’opposition. Vous disiez « que les différences s’expriment c’est normal et même nécessaire ». Vous déclariez à la presse, s’agissant de la Communauté d’agglomération, « être prêt au débat ».
Ces bonnes intentions, sûrement liées à des résultats électoraux insatisfaisants, n’auront pas passé le week-end pascal. Vous nous refusez aujourd’hui l’accès au Conseil communautaire.
Certes, vous proposez de modifier le fonctionnement de notre conseil pour améliorer l’information des conseillers municipaux sur les activités de l’agglomération. Ce progrès est bienvenu mais limité : il ne permet pas l’expression des différences comme vous sembliez le vouloir initialement, du moins pas là où la décision se forme.
Nous serons informés et nous échangerons ici sans décider. Vous déciderez là-bas sans débattre. Voilà une vision bonapartiste du fonctionnement de nos institutions : c’est en effet ainsi qu’était organisé le Parlement sous le Consulat. On a les modèles que l’on peut.
Vous déclarez appliquer la loi. Mais la loi, si elle ne vous impose pas de désigner les délégués communautaires à la proportionnelle, ne vous interdit pas de le faire. C’est donc bien un choix politique de votre part.
La municipalité malouine se singularise ainsi une fois de plus mais une fois de plus, ce n’est pas pour son innovation, sa capacité à anticiper, à s’ouvrir.
Regardons ce qui se fait autour de nous. Je pourrai invoquer les exemples de Rennes, de Brest ou Fougères qui ont fait une place à leur opposition dans les structures intercommunales. Mais je souhaiterais plutôt vous parler de Vitré ou de Vannes, communes administrées par vos amis politiques.
Ces maires, qu’on ne peut soupçonner de gauchisme, ont naturellement accepté que le débat se déroule dans les agglomérations parce qu’ils estiment que transférer des compétences sans assurer la démocratisation de l’ensemble des lieux de décision est un non-sens.
Pourquoi ce qui se fait partout ailleurs en Bretagne, sans heurt, sans crise, est impossible à Saint-Malo ? Peut-être M. Lebeau craint-il le débat ? Il déclarait pourtant avec condescendance pendant la campagne électorale que l’opposition n’était pas à la hauteur. Il ne devrait donc pas être aussi craintif.
Saint-Malo est ici encore en retard. Ce retard est d’autant plus incompréhensible que vous n’ignorez pas que le mode de désignation des délégués communautaires va évoluer. Vous savez que l’on arrivera tôt ou tard à une désignation directe de ces délégués à la proportionnelle. Cela sera même sûrement fait au cours de cette législature.
Il y a en tout cas une personnalité politique du pays de Saint-Malo qui ne partage pas votre attitude de fermeture : le député de Saint-Malo [René Couanau est député et maire de Saint-Malo]. Il est en effet co-signataire d’une proposition de loi visant à faire élire les conseillers territoriaux, qui remplaceraient les conseillers généraux, au scrutin proportionnel dans les villes de plus de 30 000 habitants.
Il est dit dans les motifs de la proposition, que le scrutin proportionnel est « garant de la diversité ». Certes, ce député est un habile politique. Il sait que la gauche gère aujourd’hui la majorité des départements et que cette proposition permettrait à la droite de regagner des sièges.
Mais ce qui est bon pour le département l’est aussi pour les agglomérations. Je vous invite, Monsieur le Maire, à vous mettre en rapport avec le Député de Saint-Malo qui saura peut-être mieux vous convaincre que nous ne saurions le faire.
Nous ne prétendons pas pour notre part remettre en cause le verdict des urnes ou entraver le fonctionnement de l’exécutif intercommunal. Nous demandons seulement la désignation des délégués communautaires à la proportionnelle, ce qui permettrait d’envoyer cinq élus de notre liste au conseil d’agglomération.
C’est en ce sens que nous présenterons cinq candidats pour l’élection des cinq derniers délégués en espérant que vous irez jusqu’au bout de votre raisonnement et vos déclarations n’auront pas été de simples effets d’annonce."
14:53 Publié dans Conseil municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint-malo agglomération, communauté d'agglomération, opposition, intercommunalité |
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