27/06/2010

Pourquoi nous avons quitté le conseil

Lors du conseil municipal du 25 juin dernier, Stéphane Perrin avait pointé dans son intervention l'absence de sincérité du budget qui avait été voté en 2009 compte tenu des importantes annulations de crédits auxquelles il a finalement été procédé.

Dans un premier temps, Henri-Jean Lebeau, adjoint en charge des finances, s'est efforcé d'apporter une réponse argumentée qui, si elle n'a pas convaincu les élus de gauche, avait au moins le mérite d'en rester sur un terrain politique.

Le maire s'est ensuite senti obligé d'intervenir sur un tout autre terrain. Perdant ses nerfs, il s'est livré à des attaques personnelles, traduisant son profond mépris pour ses opposants politiques.

Comme il en a l'habitude, il a notamment dénigré l'intervention de l'opposition en moquant leur activité professionnelle (dans le cas de Stéphane Perrin, l'enseignement). D'autres élus de gauche avaient déjà dû subir ce genre d'attaques. Il est vrai que n'étant pas des professionnels de la politique depuis 30 ans, ils exercent une activité professionnelle comme la plupart de leurs concitoyens.

Le conseil municipal n'ayant pas vocation à devenir un cirque, les élus de gauche ont quitté la séance.

Contrairement au maire, nous ne détestons pas nos opposants politiques. Si nous ne partageons pas leurs opinions, il faut au moins manifester du respect pour toute personne engagée au service de la collectivité, une denrée qui devient rare.

Le débat politique doit être engagé, vif mais doit rester politique. Quand il dérive, à l'image de ce qui s'est passé vendredi soir, il donne une bien piètre image de la vie politique.

On se prend à rêver que le maire de Saint-Malo, qui fait de la politique depuis 30 ans, finisse par le comprendre...